Cette première saison a été riche d’une moisson de textes à la qualité littéraire indéniable.
Des 58 nouvelles reçues en cette année 2025, le Collectif Littéraire du concours de nouvelles La Mayenne Par Monts et Par Mots a choisi les 3 lauréats de cette année.
LE PREMIER PRIX a été décerné à Madame Odile NEDJAAÏ, de LA CHAPELLE AU RIBOUL (53) pour sa nouvelle LE PORTRAIT ÉVANOUI.

Présentation de l’autrice :
Native de Nantes, je vis en Mayenne depuis plus de 20 ans. Actuellement retraitée, j’exerce un mandat municipal dans mon village de la Chapelle-au-Riboul. J’occupe mes loisirs à l’écriture de nouvelles et de poèmes. Pour ajouter un peu de piment à cette activité, je participe à des concours littéraires qui m’ont valu quelques Prix. Parmi les plus récents : 1er Prix Poésie du Salon bigouden du livre à Pont-Labbé en 2025, lauréate du Prix Novella de Générations Mouvement en 2022 et lauréate du Grand Prix Poésie RATP en 2021 avec l’affichage d’un haïku dans les rames du métro parisien. C’est pour moi une grande joie et une fierté particulière que le collectif « La Mayenne par monts et par mots » ait décerné le 1er Prix au « Portrait évanoui ».
NOUVELLE PRIMÉE :
LE PORTRAIT ÉVANOUI
C’est en août 1844 que Donatien et Hortense s’épousèrent. En cette belle journée d’été, les jeunes gens étaient heureux. Hortense était ravissante dans sa robe en dentelle d’Alençon et Donatien ne se lassait pas de l’admirer. Lui-même ne manquait pas d’allure dans son costume qui soulignait sa sveltesse et son élégance. À l’issue d’une noce très joyeuse, ils rejoignirent le confortable manoir qui allait devenir leur demeure non loin de Lassay-les-Châteaux.
Leur vie commençait sous les meilleurs auspices. Un an plus tard, la naissance d’Apolline les combla. C’était une enfant adorable, éveillée et rieuse aux yeux bleu myosotis. Quand elle eut cinq ans, ils décidèrent de faire appel à un jeune peintre prometteur du village tout proche de Melleraye-les-Vallées, pour faire son portrait. C’est ainsi que Ludovic vint passer deux heures hebdomadaires au manoir. Hortense assistait à chacune des séances et Apolline se pliait avec bonne grâce aux contraintes de la pose.
Quand le portrait fut terminé, Donatien l’accrocha au mur du petit salon. Ludovic avait parfaitement su saisir la grâce naturelle d’Apolline. Elle portait une robe blanche à volants et s’appuyait légèrement sur une chaise de jardin. En arrière-plan, on distinguait sa balançoire suspendue à un arbre. C’était un instantané de la vie d’une petite fille heureuse et pleine de promesses. Quelques semaines plus tard, Ludovic leur annonça son départ pour Paris, nécessaire à sa carrière, mais il promit de leur rendre visite quand il séjournerait en Mayenne.
C’est à la veille des sept ans d’Apolline, qu’un abime s’ouvrit sous les pieds d’Hortense et de Donatien. Prise d’un mal fulgurant, elle mourut en une semaine. Pétrifiés, ils procédèrent aux funérailles de leur enfant. La petite fut enterrée tout près du grand tilleul où Donatien avait accroché la balançoire. Quand tout le monde fut parti, Hortense et Donatien se réfugièrent dans le petit salon pour laisser libre cours à leur chagrin devant le portrait d’Apolline. Réalisant alors qu’ils n’avaient pas informé Ludovic de ce drame, ils s’employèrent à lui écrire. Dès qu’il le put, il s’empressa de venir au manoir partager la peine de ses amis. Ces derniers lui exprimèrent leur gratitude d’avoir réalisé un aussi beau portrait, car c’était tout ce qui leur restait de leur fille. Aussi dérisoire que cela puisse paraître, ils avaient besoin de voir encore son visage et ses yeux si bleus. Le cœur serré, Ludovic contemplait lui aussi le tableau et se rappelait les moments heureux de sa réalisation. Aujourd’hui, sa carrière prenait son essor et il commençait à être connu dans la capitale pour ses toiles parisiennes, mais aussi ses peintures rurales, qu’il signait Ludovic Piette même si à Montmartre, on le surnommait amicalement Montfoucault, lieu-dit de son village mayennais.
Hortense et Donatien continuaient à se consacrer à leurs tâches quotidiennes, la gouvernance de la maison et la gestion du domaine. Ils se retrouvaient invariablement en fin d’après-midi dans le petit salon pour échanger les menues informations de la journée et commenter les nouvelles d’un monde en mutation. Puis ils lisaient en silence, levant de temps en temps les yeux vers le portrait. Ils évoquaient les jours de bonheur, pleuraient, riaient parfois à des souvenirs heureux. Les années passaient dans cet emploi du temps immuable. Donatien portait maintenant des lunettes et les cheveux d’Hortense grisonnaient. Un jour qu’elle regardait un détail sur le tableau, elle constata que le feuillage du tilleul n’était plus aussi net, mais c’était peut-être une impression due au manque de luminosité à moins que sa vue ne commençât elle aussi à baisser.
Pourtant, quelques semaines plus tard, Ludovic fit le même constat, non sans inquiétude. De retour à Paris, il échangea à ce sujet avec son ami peintre Camille Pissaro et poursuivit son investigation aux Beaux-Arts. Ses craintes étaient malheureusement fondées. Au début du siècle, il était courant d’utiliser un pigment organique appelé « bitume de Judée » pour donner un aspect laqué à la toile. C’est ainsi qu’avait procédé Théodore Géricault pour « Le radeau de la Méduse ». Mais avec le temps, on découvrit que cette substance devenait un poison qui s’infiltrait dans les couches de peinture en les noircissant. Le phénomène, irréversible, amenait lentement à l’altération puis à la disparition du tableau sans aucune possibilité de restauration. Ludovic se souvenait en avoir utilisé une quantité peut-être excessive sans en connaître la nocivité. Il était consterné par cette nouvelle, car, si le tableau du maître aux dimensions gigantesques mettrait un temps infini à s’assombrir, le petit portrait d’Apolline allait se consumer beaucoup plus rapidement.
Lors de ses visites au manoir, souvent espacées de plusieurs mois, il constatait la progression lente, mais irréversible du processus. Après une douzaine d’années à Paris, sa santé le contraignit à revenir dans son village. Il continua à peindre des scènes rurales de sa chère Mayenne et s’éteignit dix ans plus tard à l’âge de cinquante et un ans. Hortense et Donatien en furent très attristés.
Au manoir, le temps faisait son œuvre. Près de cinquante années s’étaient écoulées depuis la disparition d’Apolline. Seuls ses yeux bleus apparaissaient encore dans le tableau englouti par la nuit. Quand Ludovic, il y a longtemps déjà, avait annoncé la triste prédiction à ses parents, ils avaient d’abord été effondrés. Puis ils se promirent de vivre aussi longtemps que le portrait et de disparaître avec lui. Le voile noir allait s’étendre imperceptiblement chaque jour pendant de longues années, mais, tant qu’ils pourraient plonger leur regard dans celui de leur enfant, Hortense et Donatien résisteraient vaille que vaille.
Quand, sur le portrait évanoui, les yeux d’Apolline se fermèrent pour la seconde fois, ils n’eurent plus de raison de vivre. On les retrouva au matin, serrés l’un contre l’autre sur le divan, face à une toile totalement noire…
LE DEUXIÈME PRIX a été décerné à Monsieur Max BARREIRO, de PARIS (75) pour sa nouvelle LA RIVIÈRE AUX SECRETS

Présentation de l’auteur :
Jeune professeur de français à Paris, esthète dans l’âme, j’écris pour apprivoiser le fugace, pour retenir un peu de ce qui s’enfuit, et rendre au monde la part invisible de sa mélodie. Si j’ose écrire c’est parce que de grands auteurs ont laissé la barre si haut qu’il fallait au moins tenter de tomber avec grâce. Mon cœur balance entre deux maîtres qui hantent mes lectures. Balzac m’ancre dans la chair du monde, Edgar Allan Poe m’en arrache doucement. La littérature n’a jamais sauvé personne, mais elle empêche qu’on meure tout à fait du réel.
NOUVELLE PRIMÉE :
LA RIVIÈRE AUX SECRETS
La Mayenne coule, insaisissable et éternelle, un fil d’émeraude cousant la terre et le ciel. Elle serpente à travers les champs d’or, caresse les racines des vieux saules, frôle les villages endormis. Tantôt douce et paisible, tantôt impétueuse après les orages, elle change sans jamais cesser d’être elle-même. Elle est plus qu’une rivière : elle est une mémoire, un souffle ancien qui traverse les âges.
Et pourtant, personne ne semble la regarder vraiment. Moi, si. Je m’appelle Léa, et, depuis l’enfance, la Mayenne m’appelle. Je suis née dans un petit village niché sur ses berges, bercée par le chant de son courant et les légendes qu’on chuchote à son sujet. D’aucuns disent qu’elle veille sur ceux qui l’aiment et qu’elle cache dans ses eaux bien plus que ce que les hommes veulent bien y voir. Mais ce ne sont que des histoires, des récits qu’on raconte aux enfants quand la brume s’accroche aux rives…
Ou peut-être pas.
Devenue photographe, j’ai fait un serment silencieux : capturer la rivière dans tous ses états, percer son mystère à travers l’objectif. Observer ce que d’autres ne voient plus, retrouver ce qui se cache sous la surface.
Un matin de septembre, j’ai pris mon appareil et je me suis mise en route, décidée à suivre la Mayenne depuis sa source jusqu’à son embouchure. Jour après jour, je l’ai écoutée vivre, marcher à son rythme, attendre qu’elle veuille bien me livrer un fragment d’elle-même. J’ai vu des cygnes glisser comme des songes blancs sur un miroir d’argent. J’ai vu des poissons fendre la surface, des éclats de lumière s’accrochant à leurs écailles, comme des diamants. J’ai vu les brumes du matin effacer le monde, laissant croire un instant que la rivière ne coulait plus vers la mer, mais vers l’invisible.
Et puis, il y a eu les choses plus étranges. Des ombres mouvantes sous l’eau, que l’œil capte du coin de la rétine, mais qui disparaissent dès qu’on les fixe. Des reflets qui ne semblaient appartenir à rien de tangible. Des lumières vacillantes, aperçues au creux de la nuit, flottant au-dessus des flots comme des lucioles fantômes.
Au fil des jours, une certitude s’est imposée : la Mayenne cachait quelque chose. Quelque chose d’ancien. Quelque chose que les légendes avaient effleuré, mais jamais saisi. Alors j’ai attendu la nuit. J’ai préparé mon appareil le plus sensible, un objectif capable de capturer l’obscurité et ses murmures. J’ai marché seule jusqu’à une anse isolée où l’eau s’élargit en un lac immobile, et j’ai attendu, le souffle suspendu.
Puis, elles sont apparues. D’abord, ce furent des ondulations, imperceptibles, comme si la rivière elle-même retenait son souffle. Puis des formes, glissant sous la surface, esquissant des mouvements trop harmonieux pour appartenir à des poissons. Des silhouettes à peine visibles, mi-humaines, mi-liquides, qui semblaient se fondre dans l’eau et en émerger dans un même élan. Leurs yeux brillaient faiblement, comme des étoiles sous-marines, et autour d’elles, des lueurs vacillaient, pulsant au rythme d’une mélodie que je ne pouvais entendre, mais que je ressentais jusque dans ma peau.
J’ai pris des photos. Je suis restée là, fascinée, interdite, incapable de savoir si j’étais témoin d’un rêve ou d’une réalité trop longtemps oubliée.
Quand l’aube a percé l’horizon, les formes se sont dissoutes, comme aspirées par la rivière. Il ne restait que le bruissement de l’eau et le chant lointain des oiseaux réveillés. Je suis rentrée au village, le cœur battant, mes clichés serrés contre moi comme un secret brûlant.
En développant mes images, une évidence m’a frappée. Ce que j’avais vu, ce que j’avais capturé, ce n’était pas un mystère à percer, ni une énigme à résoudre. C’était un fragment d’un monde qui ne demandait pas à être expliqué, mais à être ressenti. Alors, j’ai fait un choix. Je ne briserai pas la magie par des mots creux. Je ne chercherai pas à prouver, à convaincre. Au lieu de cela, j’exposerai mes clichés, sans explication, laissant chacun voir ce qu’il est prêt à voir.
La Mayenne n’est pas qu’une rivière. Elle est une frontière entre le visible et l’invisible, une invitation au merveilleux. Et si, un jour vous vous arrêtez sur ses berges, si vous tendez l’oreille et laissez votre regard s’égarer dans ses reflets, peut-être, vous aussi, entreverrez-vous son secret.
LE TROISIÈME PRIX a été décerné à Madame Salomé LYUBOVA, de LAVAL (53) pour sa nouvelle LES BARBARES

Présentation de l’autrice :
Salomé Lyubova, jeune artiste et comédienne de 25 ans, née en Mayenne. L’écriture est une passion qui me suit depuis mon enfance dans laquelle j’ai déjà publié deux ouvrages. De nature aventurière, je m’exprime autant dans l’écriture, que dans la photographie, mais aussi dans la réalisation de vidéo/clip.
NOUVELLE PRIMÉE :
LES BARBARES
Le monde scintille.
Comme chaque année, il s’illumine et devient festif. En cette période, tous les soucis de la vie quotidienne s’envolent. Nos seules préoccupations deviennent la famille, les cadeaux et le repas de Noël.
Comme chaque année, je reviens passer les fêtes chez mamie, à Laval.
Par la fenêtre du train, je regarde le paysage. Il se couvre de blanc comme on saupoudre le sucre glace sur la bûche aux châtaignes de papy, encore vierge du toucher de l’impatience juvénile.
Les années passent et je deviens de plus en plus étrangère à leur vie. Sans Noël, je les oublierais.
J’arrive en gare. Personne ne m’attend sur les quais, car personne n’a été prévenu de mon heure d’arrivée. Et plus personne ne s’en inquiète.
Je descends les marches une à une pour rejoindre la Rue de Beauregard.
Les rayons ont percé la blancheur du ciel, le soleil d’hiver redonne son éclat à la ville. Je coupe par l’Impasse Haute Chiffolière. Un petit espace étroit et secret, idéal pour nos premiers baisers. J’arrive devant le portail de ce grand hôtel particulier. Mon doigt pousse le bouton de l’interphone et j’entends la voix de maman à l’autre bout. Elle bougonne en cherchant l’ouverture « C’est le gros bouton maman », dis-je.
La porte s’ouvre.
Dans le hall d’entrée, je retrouve cette odeur de menthe poivrée des huiles essentielles de mamie, se mêlant aux odeurs de chocolats, d’orange et de cannelle. Les vieux tableaux aux illustrations de chasse et d’animaux prônent toujours sur l’entièreté des murs, jusqu’en haut de l’escalier. Je dépose ma valise dans la chambre tapissée d’un papier peint rose poudré orné de fleurs.
En bas, on ne fait pas attention à ma présence.
On me demande toujours si ça va bien, mais jamais si je suis heureuse. On me parle de la pluie et du beau temps, on me fait signe d’aller chercher les assiettes et couverts. Tout le monde s’active pour les préparatifs de ce soir. Je retrouve peu à peu mes repères dans leur ballet.
Le plan de table n’a pas évolué : les adultes d’un côté, les « enfants » de l’autre. À l’exception de ma sœur, qui a réussi à se faire une place en direction des adultes, parce qu’elle a fait cette année le bonheur de tous, en mettant au monde un petit garçon.
Moïse, âgé de onze mois, des yeux bleus déjà pétillants d’éveil et qui me scrutent d’une façon énigmatique. Ma sœur me dit qu’à cette période, il grandit vite. Je devine le reproche lié à mon absence lors de la naissance de son fils et tout au long de l’année.
Mes grands-parents sortent des banalités, mes cousines sont branchées sur leur téléphone, ma sœur joue avec Moïse qui n’arrive pas à dormir et mes parents s’ennuient.
Minuit retentit — JOYEUX NOËL !
Je me suis toujours réveillée en même temps que le soleil, et ce, peu importe l’heure à laquelle je choisis de rejoindre Morphée. L’aube ce matin, fait honneur à la parure de ma chambre, habillée d’une toilette or et rose.
Je sors me perdre dans la ville. Des maisons s’échappe une odeur d’épices, se mêlant à celle de la neige piétinée.
Devant la mairie, je me revois assise sur les marches, attendant mes amis, un carnet sur les genoux dessinant la Place du 11 Novembre et son jet d’eau qui a disparu.
En remontant au jardin de la Perrine, je nous croise jeunes lycéens, sur les bancs ou à l’entrée côté Rue Hydouze, fumant nos premières cigarettes à la pause de midi. Je rends hommage à cette tradition adolescente en m’installant face aux canards. La fumée camoufle les fortes émanations des chèvres et des oiseaux. Je n’ai jamais aimé ces parfums champêtres, même si je crois qu’ils m’avaient manqué. À Paris, je me contente des effluves de pots d’échappement et d’urine sur le bord des quais ou dans le métro.
Un type qui m’est inconnu s’assoit à côté de moi et engage la conversation. Raymond a soixante-neuf ans et se promène tous les matins dans le vieux Laval en finissant par un tour du jardin, pour y déposer quelques livres. Il était vétérinaire, a cinq petits-enfants et aime parler aux gens qu’il rencontre. Sa spontanéité me touche. C’est une qualité devenue trop rare chez les Hommes. Il attend que je me présente à mon tour. Je souris, en lui répondant que se présenter et raconter sa vie comme un premier jour de classe me paraît superficiel. De toute manière, on ne connait jamais vraiment les gens. J’imagine souvent l’idée d’une vie dans laquelle on entre et on sort comme d’un café. On dit bonjour, on s’assoit à une table, on commande. On regarde par la fenêtre, on dessine, on écrit, on observe, on tricote, on ne fait rien. Puis on s’en va, en ne laissant qu’en souvenir une simple odeur, un mot, un trait, une voix, une manière qui nous identifie. La vie, ce n’est que remplir un espace, puis disparaître. On commence poussière, on finit poussière. Cela fait beaucoup rire Raymond « Tu es un drôle d’oiseau ! », me dit-il avant de me quitter.
Le monde scintille.
Comme chaque année, il s’illumine et devient festif. En cette période, tous les soucis de la vie quotidienne s’envolent. Nos seules préoccupations deviennent la famille, les cadeaux et le repas de Noël.
Je reste quelques minutes dans le hall d’entrée, les écoutant parler. Je pense à la dernière scène du film Juste la fin du monde de Xavier Dolan. Rien ne me paraît plus magnifique. Partir comme je suis arrivée, sans un mot, sans un bruit.
Il arrivera qu’on vous embrasse, puis qu’on vous claque. Je crois que la vie c’est faire du beau avec du laid. C’est ce que l’un apporte à l’autre.
Je m’appelle Anna Lambert. Lorsqu’on me demande ce que je fais dans la vie, je réponds : « Je veux devenir immortelle… Puis mourir. »


Félicitations aux lauréats.